Le centre-ville de Leeds

Three Legs

Une grande partie de la ville ressemble à ça : des immeubles aux accès condamnés, enclos derrière des grilles dues aux travaux qui se poursuivent dans les rues.

À Leeds, au moins, il n’y a pas de chômage pour les employés de la voirie !

Le confinement se poursuit sans excès : je suis libre d’aller où je veux, tant que je respecte les règles de distanciation sociale. Dans la pratique, je sors à peu près un jour sur deux, pour aller faire quelques courses par le chemin des écoliers : essentiellement fruits et légumes frais à Kirkgate Market, San Pellegrino et autres produits dans divers supermarchés des environs, pour varier les trajets.

Une visite à Kirkstall Abbey

Je suis allé visiter Kirkstall Abbey, il y a quelques jours, pour y découvrir que durant la nuit, quelqu’un en avait dérobé les vitraux !

Bien entendu, c’est une “private joke”, comme disent les anglophones — le disent-ils vraiment, d’ailleurs ? J’ai un doute, n’ayant pas encore entendu cette expression triviale depuis mon arrivée en Angleterre.

J’ai un ami qui est un fanatique des vitraux, et nous devons être plusieurs centaines à lui envoyer des photos d’églises et de vitraux en provenance de la planète entière.

Le site peut sembler rébarbatif au premier regard, mais prenez le temps de cliquer ici et là, et vous découvrirez la richesse insoupçonnée des milliers de photos proposées aux regards.

D’ici quelques jours, il n’est d’ailleurs pas impossible que vous y découvriez l’une ou l’autre des photos de cet article :^)

Le Brexit et moi …

Maintenant que me voici à Leeds, en Angleterre, un ami me demandait récemment comment je compare le coût de la vie ici par rapport à la France.

Je ne sais pas trop encore. À 1ère vue, je dirais loyers extrêmement chers, en revanche coût de la vie similaire à la France, en comptant £1 = €1.15 (en fait, c’est un peu moins, €1.12 ce matin à 9h30 UTC, je viens juste de regarder, mais c’est plus simple d’ajouter 10% puis la moitié de 10%, parce que je fragmente les calculs que j’effectue de tête, pour les simplifier).

Si je compare les coûts à Kirkgate Market à ceux du marché du mercredi à Savenay (ma ville natale, en France), je dirais que Kirkgate Market est moins cher. Mais les résultats sont biaisés, parce que la dernière fois que j’ai mis les pieds au marché de Savenay doit remonter à plusieurs années, bien avant le CV19, alors qu’à Leeds, en ce moment, nous sommes en plein dedans, la plupart des échoppes sont fermées et les clients se font rares.

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Pour en revenir au taux de change de la £, j’ai d’ailleurs été surpris en arrivant que celle-ci soit si basse, je la situais beaucoup plus haut.

Mais ça doit être voulu, d’aligner le cours de la £ sur celui de l’€, pour faciliter le commerce avec l’union européenne — autant la vente que les achats, d’ailleurs. Par exemple si l’UE + l’UK achètent leur carburant ensemble (plus gros volume = plus grosse ristourne), ça peut ne pas coûter plus cher que si l’UK achetait son carburant toute seule, à un cours de la £ certes plus élevé, mais ce cours plus élevé pénaliserait ses ventes à l’étranger, en particulier à l’Europe qui est son plus proche voisin.

Je ne suis pas financier, mais quand on réfléchit un peu à tout ça, ça a l’air pas mal futé, en fait.

Reste à voir comment le Brexit va brouiller les cartes, pour l’instant je n’en sais absolument rien.

Pour moi, le Brexit, c’est comme vouloir séparer les 2 personnages enlacés de la statue de Paul Day à Saint-Pancras (le bandeau de mon site web en anglais) : quelque chose entre l’impossible et la fin du monde !!!

Il y a une espèce d’influence sous-jacente en France qui ne nous laisse pas oublier que les anglais ont brûlé Jeanne d’Arc, pour entretenir la méfiance entre eux et nous, sans doute. Et ça marche : l’Europe est en train de laisser le Royaume-Uni nous quitter.

Je suis persuadé que le Royaume-Uni reviendra, mais le retour du fils prodigue pourrait être plus douloureux que prévu : s’asseoir sur sa fierté, j’ai expérimenté, ça fait mal, ça n’aide pas à garder la tête haute, et ça encourage la rancune, facteur de discordes futures.

Les joueurs de pétanque

En plein centre de Leeds se dresse cette œuvre d’art, photographiée avec mon smartphone.

L’image d’origine est superbe, mais je la trouvais un petit peu trop froide. La version de droite a été enrichie — altérée ? modifiée, disons — par le logiciel Photolemur (version 3), en mode 100% automatique.

Je commence tout doucement à me mettre à la retouche photo, notamment à l’aide du logiciel Phocus d’Hasselblad, imbattable niveau prix : Phocus est gratuit, et sait lire tous mes formats RAW (cr2, orf et raf).

Photolemur le sait également, et s’il n’est pas gratuit, il me tire souvent une belle épine du pied, tant que je ne lui demande pas ‘d’embellir’ des images prises par temps de brouillard ou d’orage — ce qui m’arrive quand le temps s’y prête, parce que j’aime bien les images difficiles.

Quitte à en rater la plupart … si ce n’est plus !

:^)

Gag en couleur (bis)

Entre-temps, j’ai trouvé un début de réponse — et le moyen de parvenir à photographier cette couleur récalcitrante.

La réponse est sur mon blog en anglais, désolé pour les francophones pur jus — dont je fais encore partie moi-même, de temps en temps : je suis un anglophone à éclipse.

J’ai eu de la chance, sans aucun doute. Avoir un peu de chance de temps à autre ne nuit pas : c’est bon pour le moral, et donc pour la santé, in fine — certains se soignent par les plantes, moi j’essaie par la bonne humeur, imbattable niveau prix (sourire).

Maintenant, je n’ai plus qu’à perfectionner la technique !

Gag en couleur

Les engins de chantier de la ville de Leeds ont une couleur ‘fétiche’ : le vert émeraude, que mon appareil photo ‘restitue’ dans un bleu profond, bien loin de la couleur d’origine.

Ceci aussi bien dans le viseur électronique que sur la photo finale.

Au départ, bien sûr, j’ai pensé que mon appareil photo —un Olympus OM-D E-M5 Mark2 d’occasion, acquis peu de temps avant mon départ, et que je maîtrise encore mal— avait un problème de décalage de couleur, problème que j’ai reporté à plus tard, le temps d’y réfléchir un peu.

Et puis aujourd’hui, comme je passais à côté d’un de ces engins, j’ai eu l’idée de le photographier avec mon smartphone —un Huawei P30 doté d’un objectif arrière signé Leica, et qui fait des photos superbes— et le résultat est là : un bleu très beau, mais bien loin du vert émeraude d’origine.

L’engin en question

Vous y comprenez quelque chose, vous ? — Moi, non :^(

Minstrel Church

Minstrel Church, vue de mon smartphone

Cette église est magnifique, je ne trouve pas d’autres mots. Les couleurs en sont ravivées par la pluie qui vient de tomber, la photo est d’origine, j’en ai juste ôté le véhicule qui se trouvait au premier plan.

Les smartphones sont en train de battre les appareils photo professionnels, dirait-on. Tant que la lumière est présente … Mais les progrès techniques sont encore possibles. Tout est encore possible !

Balade au cœur de Leeds …

La pluie ravive les couleurs des bâtiments, qui en sortent embellis

Promenade au cœur de la ville de Leeds, où un petit crachin têtu m’humecte sans trop me gêner.

Quand la pluie s’arrête, les bâtiments apparaissent en mode HDR natif, que l’appareil photo ne fait que mettre en valeur, le miracle s’est déjà produit.

Et le résultat est superbe …

Leeds, West Yorkshire, UK

Vue de ma fenêtre, de l’Ibis Budget tout proche

C’est là où je me rends compte que, par rapport à 2014 —où j’ai très peu quitté Saint Pancras, et pas du tout Londres, sinon pour rentrer en France— le matériel photo a fait des progrès, à défaut du photographe.

Initialement, je comptais rester à Londres pour me rapprocher de la “School of Photography” (un ensemble de cours procurés par un photographe), mais j’ai un peu remis ce projet à plus tard.

Je préfère commencer par mettre mon anglais à l’épreuve du terrain, en m’éloignant un peu de Londres — je n’en suis qu’à deux heures et demi, ce n’est pas énorme.

Le temps n’était plus franchement au beau —quoiqu’un petit crachin, au cœur de l’Angleterre, n’est-ce pas l’équivalent du soleil à La Baule ?— et mon parapluie acheté à Pornic a lamentablement déclaré forfait à peine sorti de l’Ibis.

Il a terminé son voyage dans une poubelle, au pied même de l’hôtel, et je suis allé me balader tête nue :^)

La mairie de Roubaix

Je termine mon séjour (4 jours pleins) à Roubaix, où j’ai fait peu de photos, le soleil absent et le petit crachin ne s’y prêtant guère.

Je me suis quand même un peu promené, sac au dos et parapluie à l’épaule, histoire de ressortir du placard DxO ViewPoint que je n’avais plus utilisé depuis un bon moment.

Ce qui me donne l’occasion de découvrir que le WordPress de Vivaldi.net (l’hébergeur de ce blog gratuit, et de son frangin en anglais, FTPO) a fait peau neuve, et donc je vous recommande chaudement cet hébergeur, sympa pour se faire la main sur les blocs de WordPress 5.

La correction des perspectives, appliquée à la mairie de Roubaix

… ou en réalité, appliquée au lampadaire qui s’était glissé dans le champ sans que j’y prenne garde, et semblait si près de tomber que je ne pouvais pas le laisser faire :^(

PS : si vous surveillez les étiquettes, vous verrez que je me mets à la mode ‘U-ESSE’, avec Olympus abrégé en Oly, Panasonic en Pany, and so on. (Fuji abrégé en Fujy ? Tiens, oui, pourquoi pas ? Et pour Sony, on fait quoi ?)

Un cirque est passé chez nous

Le cirque Zavatta de passage à Vierzon

Le cirque Zavatta est resté quelques jours chez nous, sur le parking camion de l’Orée de Sologne, la zone commerciale au nord de la ville.

Je n’étais pas allé au cirque depuis un demi-siècle ou plus, pourtant je n’y suis pas allé. La fois prochaine, peut-être ?

Peut-être qu’en grandissant j’ai perdu le goût des animaux en cage — ce n’est pas un jugement de valeur, juste un désintérêt grandissant pour de plus en plus de sujets, l’âge venant.

Pas forcément de la sagesse :^)

Un de mes sujets favoris

Le beffroi de Vierzon, capturé en train de se dorer au soleil dans son environnement familier.

C’est bête à dire, mais je suis à la recherche du point de vue où j’ai pris cette photo.

Je retrouve bien le beffroi, la tour carrée crénelée et les huit cornes de brume, ou cornets de sirène, mais la composition globale, macache : je suis incapable de retrouver l’endroit précis où j’ai pris cette photo.

Parce que j’aime beaucoup cette composition, en fait, et j’aurais aimé tester mes différents objectifs avec elle …

Je suppose que comme toujours, je retrouverai cet endroit quand je ne le chercherai plus — et que je n’aurai pas ce qu’il faut avec moi pour (re)prendre cette photo !

J’ai reçu mon nouveau zoom ce matin

Mais le soleil n’était pas au rendez-vous. Tant pis, j’ai fait sans …

Cette fois, je suis équipé ‘a minima’ en quantité, ‘a maxima’ en capacité, si c’est bien ainsi que l’on dit.

Il y a 15 jours, j’avais appris l’existence d’un zoom Olympus 14-150mm tropicalisé (en réalité, seulement “splash proof”, très suffisant pour mes besoins), de nature à remplacer mes zooms 14-42 et 40-150 pour l’encombrement du 40-150 seul. Cela m’intéressait parce que je n’ai pas encore trouvé mon sac photo idéal, que mon sac actuel est petit, et que pour tout y loger je dois faire des empilages d’objectifs dangereux pour leur santé.

J’ai fait quelques recherches sur Internet, Amazon France m’a vite repéré pour me le proposer (en neuf) à 758€, franchement hors budget pour moi.

Par contre, un peu après, je l’ai trouvé à 288€ (neuf également) sur Rakuten, d’un vendeur anglais (2ème fois que j’ai le cas), donc j’ai sauté dessus. Parti le 11 de Hong-Kong, il est arrivé ce matin, je l’ai trouvé dans ma boîte aux lettres en rentrant d’internet (je vais pagayer sur la toile un peu loin, ces temps-ci).

Maintenant j’arrête les achats (en attendant l’objectif 150-400mm petit budget espéré pour l’an prochain, le trépied pour la fin de l’année, et un flash sérieux dès que j’aurai le sac qui va bien) : avec le Panasonic 7-14mm et l’Olympus 14-150mm reçu ce matin, je dispose d’une couverture correcte qui entre juste dans mon sac photo, où je n’ai même plus la place de glisser le tout petit flash vendu avec l’appareil, flash que je n’utilise pas de toute façon (c’est encore un apprentissage à faire).

Ce zoom 14-150mm ressemble beaucoup à celui qu’Olympus monte désormais en kit sur ses nouveaux boîtiers, tels l’OM-D E-M5 Mk3 sorti ce matin également, d’où le prix très raisonnable dont j’ai bénéficié, en le commandant à la source. (Je dis ça au cas où quelqu’un voudrait s’équiper, les appareils Micro Quatre Tiers font des belles photos).

Et le côté “splash proof” me libère de l’obligation d’emporter mon X-T1 (qui a son sac à dos personnel, n’allez pas croire que je le néglige) partout pour les photos de vacances sous la pluie.

Ça, ça va me soulager les vertèbres !

Outre que faire des allers/retours incessants entre le MFT et l’APS-C, Olympus et Fujifilm, c’était bonjour les migraines :^(

Maintenant, je vais pouvoir me consacrer au PEN-F.

Ouf !